人工智能导致谷歌电费激增
L'empreinte carbone de l'IA a fait bondir la consommation électrique de Google à un niveau record en 2025. Le géant technologique a publié fin juin 2026 son bilan environnemental annuel. Il y reconnaît que ses émissions de CO2 ont augmenté de 18 % sur un an, atteignant 18,85 millions de tonnes. Depuis 2019, sa facture énergétique a été multipliée par 2,5.
Publié le : 12/07/2026 - 21:11
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Avec plus de 42 millions de mégawattheures absorbés par ses centres de calcul dédiés à l’intelligence artificielle, Google (https://www.rfi.fr/fr/tag/google/) a consommé plus d’électricité que la Nouvelle-Zélande ou le Danemark en un an. La multinationale attribue cette envolée au développement de son intelligence artificielle, et au boom du cloud.
Mais le développement simultané de YouTube et de ses services numériques, ainsi que le nombre croissant d’utilisateurs sont également responsables de cette flambée de la consommation énergétique.
À écouter aussiBig data, big cata : enquête sur l'empreinte écologique des data centers (https://www.rfi.fr/fr/podcasts/c-est-pas-du-vent/20260403-big-data-big-cata-enqu%C3%AAte-sur-l-empreinte-%C3%A9cologique-des-data-centers)
Asymétrie
Alors que d’un côté l’empreinte carbone de l’entreprise a reculé de 2 % grâce à ses investissements dans les énergies renouvelables, elle a, de l’autre côté, augmenté de 25 % en raison du déploiement de l’IA. Une asymétrie qui éloigne chaque année le géant californien de ses engagements climatiques pris en 2019.
«Notre déploiement d'infrastructures d'IA s'accélère actuellement plus vite que le réseau électrique ne se décarbone», reconnaît Kate Brandt, directrice du développement durable de Google, citée dans le bilan environnemental annuel du groupe.
À lire aussiIntelligence artificielle: les data centers consommeront bientôt autant d'énergie que le Japon (https://www.rfi.fr/fr/environnement/20250410-intelligence-artificielle-les-data-centers-consommeront-bient%C3%B4t-autant-d-%C3%A9nergie-que-le-japon)
Viser la Lune
Mais Google n’est pas le seul concerné par cette dérive climatique. Amazon et d’autres géants de la tech y contribuent également et attisent le mécontentement d’une partie de l’opinion publique qui dénonce la consommation d'eau et l'accaparement des ressources énergétiques par ces centres de données.
Google se satisfait toutefois dans son dernier rapport d'avoir signé en 2025 un volume record de contrats d'énergies renouvelables (12 gigawatts), tout en investissant dans le nucléaire et la géothermie. Si les ambitions demeurent sur le papier, leur crédibilité s'effrite dans le vocabulaire choisi : Google qualifie ses propres objectifs de « moonshots », autrement dit, de « tentatives de décrocher la lune». Tout un symbole.